L'usage de drogue, à finalité récréative, est fréquent, et se compose essentiellement d'amphétamines. La violence, même si elle ne prédomine pas dans ce mouvement de jeunesse, n'est pas rare, voire fréquente. Elle sert à affirmer des logiques de territorialité, la suprématie d'un groupe ou la défense contre des ennemis potentiels qui ne manquent pas : rockers ruraux, rockabillies et en particulier les Teds londoniens, fascistes et hommes de mains d'Oswald Mosley.
Les confrontations directes entre mods existent aussi, mais les conflits divers, conjointement à une volonté d'atteindre l'excellence, se règlent le plus souvent sur la piste de danse ou tout simplement en « exhibant » leurs dernières acquisitions vestimentaires. L'objectif recherché, souvent inavoué, est d'être identifié et reconnu par ses pairs comme un « Face », meneur charismatique reconnu pour son excellence qui, de par ses propositions vestimentaires, musicales, etc. lance des modes et influe donc directement sur les aspects visibles de la scène.
Les mods, dont le mode de vie et une culture essentiellement festive, se retrouvent le soir en semaine et chaque week-end dans des rallies de scooters et dans des fêtes organisées dans des clubs ou des pubs.
Les Mods apportent une attention particulière à leur coupe de cheveux. Plutôt courts à l'origine (la célèbre French Line suivie plus tard par le Back Comb et les cheveux longs, puis très courts...), des chemises (Ben Sherman au col boutonné, ou sur mesures), des polos (Fred Perry), des costumes sur mesure (Bespoke) de des deux pièces, avec des vestes à trois boutons, des revers fins, et une double fente postérieure, des pantalons (pantalons droits, "cigarette") de préférence taillés sur mesures, hipsters (taille basse) ou flat fronted, cavalier cut ou straight bottom... et des chaussures italiennes de créateurs, Desert Boots (Clarks), Hush Puppies, Brogues et Loafers, Parkas US M 65 Fishtail (ou M 61) de l'armée Américaine portés (exclusivement pour les plus "hype" d'entre eux) lors des déplacements à scooter (et protéger ainsi leur costume des intempéries).
Outre une passion dévorante pour le style vestimentaire si particulier et recherché (inspiré, entre autres, par la mode Européenne contemporaine - France, Italie,...), les Mods trouvent leur quintessence dans leurs goûts musicaux prononcés mais très ecclectiques. Collectionneurs avides de vinyles de Blues, de Soul et de R'n'B (comprendre Rhythm and Blues !), qu'ils distillent dans des clubs ou des ballrooms, ils ne négligent pas pour autant la musique live. Leurs groupes cultes sont The Who, The Small Faces, The Kinks, The Creation, The Action, The Artwoods, Hipster Image, Georgie Fame and the Blue Flames, The Birds, The Eyes, Fleur de Lys, etc. Ils aiment aussi la Southern Soul, la Tamla Motown, Stax, le Jazz, le R'n'B, le British Beat et la musique jamaicaine (Jamaican Jazz, Ska, Reggae, Rocksteady). A noter qu'il s'agit du premier mouvement de jeunesse multiculturel avec notamment des Mods noirs originaires pour la plupart de Jamaïque.
Dès 1966, le mouvement perd de son ampleur surtout dans le sud de l'Angleterre, et les jeunes Britanniques rejoignent en masse le Psychédélisme et deviennent des hippies fortement influencés par les Acides, le Flower Power et Le Summer of Love qui sonnent le glas du modernisme comme mouvement de masse.
La "contre-réaction" au mouvement hippie se concrétise par une radicalisation des (Hard) Mods qui au contact (musicaux et vestimentaires, entre autres) des rude boys Jamaïcains évolueront pour devenir des Skinheads, plus orientés vers la musique Jamaicaine et la Soul, toujours très liés au scooterisme et qui adoptent un style vestimentaire très recherché même s'il est moins varié dans son étendue.
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